Se regarder en hostilité, se dévisager avec méfiance …

Les origines de l’expression …

Elles remontent au XVIIème siècle du temps où l’on se chauffait au feu de bois dans des cheminées.
Il était d’usage, en ces temps là, d’orner ces cheminées de babioles dont, souvent, de chiens … en faïence posés l’un en face de l’autre. Ainsi disposés, l’un en face de l’autre, ils semblaient se regarder avec hostilité, se dévisager avec méfiance.

A noter que ces faïences, à base d’argile et d’étain, avaient diffusé à travers l’Europe à partir de la ville italienne de Faenza, d’où l’origine de leur nom !

Où les Français se rejoignent en … chiens de faïence !

De plus en plus, la France proclamée « une et indivisible » est devenue un … champ de ruines sur le plan du vivre ensemble et de la capacité de trouver des solutions communes.

Chacun tout seul dans la foule !

Devant le feu allumé, l’absence d’un quelconque horizon commun !

Notre pays est désormais plus synonyme de « fracturation, fragmentation, refus du compromis, refus d’entendre la différence …

Petites phrases pour une situation désormais sans horizon et sans âme …
Désespérante …

Fracturation …

Les individus se révoltent, font masse, mais ne s’organisent pas. Ils « n’appartiennent »pas. On est devant un phénomène d’individualisme collectif.
Ces mouvements sont le miroir d’une sorte de fracturation totale de toute forme de sociabilité, d’organisation, de structuration.

Fragmentation …

Les mouvements témoignent d’une fragmentation de l’identité de communauté, à laquelle rien n’est substitué. Le patriotisme n’existe plus aujourd’hui. Même l’idée de famille est devenue très faible.
Or, sans appartenance, si on n’est pas responsable vis-à – vis d’une communauté , d’une altérité concrète : celle de mes concitoyens, de mes amis, de ma famille, il n’y a plus d’éthique.

Refus du compromis …

Le compromis c’est accepter une position commune qui ne correspond pas totalement à ce que l’on veut. Dans le refus du compromis, il y encore une forme d’individualisme extrémisé.

on est nombreux

On ne lâche rien … je veux TOUT !

Ces individus refusent tout contrat, toute négociation, en disant : « Ce sera ce que je veux, sinon rien . »

Refus d’entendre la différence …

Une étude sur le rapport aux médias montre qu’aujourd’hui chacun a ses sources. On écoute une radio, un réseau d’information, et il n’y a aucune possibilité de conversion.
Personne ne se convertit plus ! On ne change plus, on reste comme on est.
Chacun prend une voie et se maintient sur cette voie, n’écoutant que ce qui était favorable à sa perspective et rien d’autre.

Il n’y a pas de discussion. Seulement une multiplication des voix.

Des explications … entre autres ?

« En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin »
(Nicolas de Chamfort)

« Plus le danger qui nous menace est terrible, plus ce qui le présage est serein »
(Delphine de Girardin)

« C’est en gardant le silence alors qu’ils devraient protester que les hommes deviennent des lâches. »
(Elia Wheeler Wilcox)

Mais …

« Le monde va être jugé par les enfants »
(Georges Bernanos)

D'aujourd'hui à ... demain

Les enfants, nos futurs victimes et …   juges !

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