Usine Emanuel Lang construite dans les années 1850

Un brin d’histoire récente

On se souvient que ce fleuron du tissu « Made in France » A bien failli disparaître en 2003. Seule une bataille acharnée de 6 mois menée notamment par Pierre Schmitt avait permis d’empêcher la vente des machines à tisser et leur redémarrage le 20 décembre 2013.

Combat de survie pour Emanuel Lang

Visite d’Arnaud Montebourg, Ministre, en 2013
A droite du ministre, Pierre Schmitt

Quatre ans après, l’usine a réembauché 20 personnes qui font tourner 36 métiers dont 20 en pleine production et mise sur l’innovation pour assurer l’avenir.
En cette année 2018, l’industriel espère pouvoir acheter les locaux de production et atteindre l’équilibre des comptes.

Matière première de l’entreprise : la fibre cellulosique

A l’origine, les principales fibres utilisées étaient le chanvre, le lin et … l’ortie avant que le coton ne vienne prendre le dessus.

Le retour aux techniques ancestrales

Avec le recours à l’ortie, Emanuel Lang revient donc en fait à une pratique ancestrale dans notre région constituant à réutiliser une plante herbacée très bien acclimatée chez nous et donc de production et frais de transport à moindre coût.

Par ailleurs, l’ortie génère une belle fibre lumineuse présentant des aspects se rapprochant de celui de la soie artificielle et se présente comme idéale pour la création de tissus pour jeans.

Ortie : de la fibre au tissu

Enfin, cerise sur la gâteau : la culture ne nécessite ni pesticides car il constitue un excellent couvre-sol, ni engrais car il enrichit au contraire le sol et est nitrophile. Tout pour résoudre le problème de la protection de nos zones de captage d’eau potable.

L’utilisation de l’ortie désormais au stade de l’expérimentation et des réglages

Les champs d’ortie prospèrent.

Protection naturelle des captages AEP

Champ d’orties protecteur de l’environnement

Les techniques de transformation de la plante en rubans, de rubans en fils, de fils en tissus et de tissus en jeans sont maîtrisées.

Restent à optimaliser les vitesses de transformation, le process s’avérant encore actuellement 5 à 6 fois plus lent que pour un autre tissu.
Mais l’entreprise ambitionne de résoudre les dernières difficultés pour proposer les jeans à la vente encore dans le courant de l’année 2018.

En synthèse, une très intéressante Vidéo réalisée par le journal Rue89 Strasbourg 

Reste à souhaiter à cette entreprise sundgauvienne, bon vent et pleine réussite !

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